Les enjeux du sommet de Copenhague
En 1997, le protocole de Kyoto prévoyaient une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 5,2%. Afin de prolonger ce protocole qui prend fin en 2012, aura lieu en décembre prochain, à Copenhague, la 15ème conférences des Nations Unies sur le changement climatique.
Les scientifiques du GIEC préconisent aujourd’hui une diminution de nos émissions de l’ordre de 95% dans les pays développés d’ici 2050 afin de limiter le réchauffement climatique à 2°, seuil de disparition des espèces et de non-renouvellement de la biosphère.
Le sommet de Copenhague sera déterminant sur ces différents points :
- A quelle réduction s’engagera l’UE : 20%-30% (objectifs du paquet énergétique) ou 40% (recommandations des scientifiques) ? Quels engagements chiffrés l’UE consentira-t-elle pour le soutien financier et technique aux pays en développement ? (35MM€ d’ici 2020 ?)
- Va-t-on développer les mécanismes de « compensation » par des réductions des émissions au Sud afin d’épargner le modèle de consommation au Nord ?
- Le niveau des émissions de C02 sera-t-il reconnu comme seul critère pour valider les projets de compensation ? Certains projets risquent d’être validés alors qu’ils exproprient les indigènes, sont destructeurs pour le bio système loocal…
- Quelle gouvernance des financements : une gouvernance décentralisée et multiple (actuellement à l’ordre du jour) ou privilégiant un rôle central de la Convention climat (défendu par les associations) ?
- Va-t-on substituer l’aide au financement du changement climatique à l’aide publique traditionnelle, au nom d’un principe de co-responsabilité justifiant des efforts partagés (position du Nord) ? Ou privilégiera-t-on un principe de dette écologique (défendu par le Sud) justifiant que le financement pour le climat se rajoute à l’aide publique (et ne s’y substitue pas) ?
- Quels mécanismes de financement seront mis en œuvre ? Mise aux enchère des droits à polluer ? Fonds d’adaptation financé par prélèvement (2% étant à l’ordre du jour) sur les opérations de compensations ? (de telles recettes, de quelques millions de dollars, seraient insuffisantes pour face aux besoins, estimés à plusieurs milliards)
- Va-t-on rattacher des crédits « déforestation évitée » (REDD Réduction des Émissions liées à la Déforestation et la Dégradation), au marché international du carbone au risque de voir se développer un marché de « crédits fictifs » ?
- Va-ton étendre les droits d’émission de gaz à effet de serre à l’ensemble des activités ? Il y a lobbying en ce sens de l’association internationale du marché des émissions.
- Quel accès aux négociations pourront avoir les peuples indigènes ? Leur accès formel n’est pas garanti mais revendiqué par la coalition « Climate Justice Now ».
- Pourra-t-on mettre à l’ordre du jour des solutions alternatives (taxation internationale de l’énergie, relocalisation, contrôle démocratique des énergies propres et renouvelables, arrêt des déforestations, investissements massifs dans les transports publics…) ?
En 1997, le protocole de Kyoto prévoyaient une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 5,2%. Afin de prolonger ce protocole qui prend fin en 2012, aura lieu en décembre prochain, à Copenhague, la 15ème conférences des Nations Unies sur le changement climatique.
Les scientifiques du GIEC préconisent aujourd’hui une diminution de nos émissions de l’ordre de 95% dans les pays développés d’ici 2050 afin de limiter le réchauffement climatique à 2°, seuil de disparition des espèces et de non-renouvellement de la biosphère.
Le sommet de Copenhague sera déterminant sur ces différents points :
· A quelle réduction s’engagera l’UE : 20%-30% (objectifs du paquet énergétique) ou 40% (recommandations des scientifiques) ? Quels engagements chiffrés l’UE consentira-t-elle pour le soutien financier et technique aux pays en développement ? (35MM€ d’ici 2020 ?)
· Va-t-on développer les mécanismes de « compensation » par des réductions des émissions au Sud afin d’épargner le modèle de consommation au Nord ?
· Le niveau des émissions de C02 sera-t-il reconnu comme seul critère pour valider les projets de compensation ? Certains projets risquent d’être validés alors qu’ils exproprient les indigènes, sont destructeurs pour le bio système loocal…
· Quelle gouvernance des financements : une gouvernance décentralisée et multiple (actuellement à l’ordre du jour) ou privilégiant un rôle central de la Convention climat (défendu par les associations) ?
· Va-t-on substituer l’aide au financement du changement climatique à l’aide publique traditionnelle, au nom d’un principe de co-responsabilité justifiant des efforts partagés (position du Nord) ? Ou privilégiera-t-on un principe de dette écologique (défendu par le Sud) justifiant que le financement pour le climat se rajoute à l’aide publique (et ne s’y substitue pas) ?
· Quels mécanismes de financement seront mis en œuvre ? Mise aux enchère des droits à polluer ? Fonds d’adaptation financé par prélèvement (2% étant à l’ordre du jour) sur les opérations de compensations ? (de telles recettes, de quelques millions de dollars, seraient insuffisantes pour face aux besoins, estimés à plusieurs milliards)
· Va-t-on rattacher des crédits « déforestation évitée » (REDD Réduction des Émissions liées à la Déforestation et la Dégradation), au marché international du carbone au risque de voir se développer un marché de « crédits fictifs » ?
· Va-ton étendre les droits d’émission de gaz à effet de serre à l’ensemble des activités ? Il y a lobbying en ce sens de l’association internationale du marché des émissions.
· Quel accès aux négociations pourront avoir les peuples indigènes ? Leur accès formel n’est pas garanti mais revendiqué par la coalition « Climate Justice Now ».
· Pourra-t-on mettre à l’ordre du jour des solutions alternatives (taxation internationale de l’énergie, relocalisation, contrôle démocratique des énergies propres et renouvelables, arrêt des déforestations, investissements massifs dans les transports publics…) ?


